
Me revoilà dans cet endroit maudit, que la lumière à longtemps déserté…Moi qui m’étais juré de ne jamais remettre les pieds ici…Il faut croire que le destin se ri bien de ce que l’on veut…
Au moins, grâce à elle, j’ai réussi à retrouver tous les autres. Ils sont presque tous là, prêt à repartir. Je sais que me détourner, partir par cette sortie secrète, serait la meilleure chose à faire, la plus sûre, pour que je puisse survivre.
Mais j’ai quand même de l’honneur, je suis un samouraï.
Je n’aime pas comment les choses tournent. Je parle de plus en plus avec Quentin et les autres. Si ça continue, ils vont vouloir que j’aie des conversations avec eux…Je n’en ai aucune envie, je dois mettre un terme dès cet instant à ces relations qui se développent, et qui vont inévitablement sortir de mon contrôle.
Mais pour le moment, il y a des choses plus importantes qui m’attende. La ville n’a pas changé depuis ma dernière visite. L’odeur de renfermer, ce sentiment de détresse, mêlé à l’insécurité, me parcoure la colonne, comme la dernière fois. Je n’aime pas ce sentiment. Tant de trahisons se sont accomplies en ces murs, tous ça en l’honneur de la déesse araignée. Cette putain qui se délecte de la destruction, de l’effroi et du malheur de ses sujets…
En tout cas…La on a un problème…presque toute la population de la ville est rassemblée ici, et en plein au centre de la salle, il y a Kikuchi, Leila, et Abigail qui sont attachés…Merde…Il faudrait que je créé une distraction. Ça n’a jamais vraiment été mon fort…Moi je suis partant pour une confrontation directe…Mais je suis seul, face à la cité des elfes noir. Il me faut une diversion. La petite Velvène…Elle est dans la salle à coté de la mienne…Si je parviens jusqu’à elle, je vais la tuer. C’est le meilleur moyen. Je sais que je n’hésiterai pas à la décapiter…Ma main est sûre et mon sabre se tiens prêt.
Je sais qu’il attend sagement, dans son fourreau…La lame, qui est toujours froide, frémis de rencontrer le corps chaud de mes ennemis. Je suis calme mais je bouille à l’intérieur…Je vais sûrement mourir, aujourd’hui. Tel était peut-être mon destin, de trépasser en ces murs…C’est pour cela que j’ai du revenir.
Pfff…Je veux qu’ils réussissent tous à s’enfuir. Je les revois, riant ensemble, en tentant d’apprendre à danser. Ou après un combat, quand ils se guérissent mutuellement, ils souffrent, mais réussissent à se sourire et se dire merci. Pfff…
Je vais faire de mon mieux pour les sauver.
Je ne pensais jamais me redire ça un jour. Je n’aime pas ça. Mais je ne peux pas aller contre mes valeurs les plus profonde, parce que là, c’est vraiment important.
« La nuit, encore
Le sabre, le vent froid,
Ne forment qu’un
Et la pluie se met à tomber… »





