dimanche 14 décembre 2008

Dans l'antre de la bête...



Me revoilà dans cet endroit maudit, que la lumière à longtemps déserté…Moi qui m’étais juré de ne jamais remettre les pieds ici…Il faut croire que le destin se ri bien de ce que l’on veut…
Au moins, grâce à elle, j’ai réussi à retrouver tous les autres. Ils sont presque tous là, prêt à repartir. Je sais que me détourner, partir par cette sortie secrète, serait la meilleure chose à faire, la plus sûre, pour que je puisse survivre.

Mais j’ai quand même de l’honneur, je suis un samouraï.

Je n’aime pas comment les choses tournent. Je parle de plus en plus avec Quentin et les autres. Si ça continue, ils vont vouloir que j’aie des conversations avec eux…Je n’en ai aucune envie, je dois mettre un terme dès cet instant à ces relations qui se développent, et qui vont inévitablement sortir de mon contrôle.


Mais pour le moment, il y a des choses plus importantes qui m’attende. La ville n’a pas changé depuis ma dernière visite. L’odeur de renfermer, ce sentiment de détresse, mêlé à l’insécurité, me parcoure la colonne, comme la dernière fois. Je n’aime pas ce sentiment. Tant de trahisons se sont accomplies en ces murs, tous ça en l’honneur de la déesse araignée. Cette putain qui se délecte de la destruction, de l’effroi et du malheur de ses sujets…



En tout cas…La on a un problème…presque toute la population de la ville est rassemblée ici, et en plein au centre de la salle, il y a Kikuchi, Leila, et Abigail qui sont attachés…Merde…Il faudrait que je créé une distraction. Ça n’a jamais vraiment été mon fort…Moi je suis partant pour une confrontation directe…Mais je suis seul, face à la cité des elfes noir. Il me faut une diversion. La petite Velvène…Elle est dans la salle à coté de la mienne…Si je parviens jusqu’à elle, je vais la tuer. C’est le meilleur moyen. Je sais que je n’hésiterai pas à la décapiter…Ma main est sûre et mon sabre se tiens prêt.

Je sais qu’il attend sagement, dans son fourreau…La lame, qui est toujours froide, frémis de rencontrer le corps chaud de mes ennemis. Je suis calme mais je bouille à l’intérieur…Je vais sûrement mourir, aujourd’hui. Tel était peut-être mon destin, de trépasser en ces murs…C’est pour cela que j’ai du revenir.

Pfff…Je veux qu’ils réussissent tous à s’enfuir. Je les revois, riant ensemble, en tentant d’apprendre à danser. Ou après un combat, quand ils se guérissent mutuellement, ils souffrent, mais réussissent à se sourire et se dire merci. Pfff…

Je vais faire de mon mieux pour les sauver.

Je ne pensais jamais me redire ça un jour. Je n’aime pas ça. Mais je ne peux pas aller contre mes valeurs les plus profonde, parce que là, c’est vraiment important.


« La nuit, encore
Le sabre, le vent froid,
Ne forment qu’un
Et la pluie se met à tomber… »

dimanche 12 octobre 2008

Et l'aventure continue...

Par ou commencer… J’en suis encore à me demander ce que je fais parmis eux…Il est vrai que tandis que c’est mon sabre qui frappe, eux peuvent avoir la tête ailleur, et quand c’est mon corps qui est tailladé, c’est le leur qui l’est moins…

A part de cela, je vois bien que je ne sert pas à grand chose.

Ces dernières années n’ont pas été ceux durant lesquelles j’ai le plus parlés…J’ai toujours été taciturne, mais voyager toujours seul… Non ce n’est pas vrai. J’ai voyagé avec des gens. J’ai voyagé avec Sayle et son groupe. Et j’ai faillit finir en sacrifice. J’ai été locace avec Nenji. Et il m’a livré à la torture. J’ai voyagé avec Lydia, et j’ai …



Enfin.


Je n’ai aucune justification à donner…Je suis bête et anti social. De toute façon, me rapprocher d’eux, ça ne m’occasionnerait que d’autre problèmes, et comme je vais devoir les quitter éventuellement, je ne veux pas qu’ils s’accrochent à moi…


Ce qu’ils ont DÉJÀ commencé à faire…


Mais pourquoi ? J’essaie, je suis brusque, sec, même parfois limite désobligeant (juste parce que j’y suis forcé) , et ils ne comprennent pas… En fait je devrais dire elles ne comprennent pas. Pourtant je m’efforce de les en discuader…Mais ma propre faiblesse me rattrape. Je crois…que je n’aime pas faire de la peine a quelqu’un qui est gentil envers moi…Même si je sais que c’est vital et nécessaire. De voir leurs mine déconfite, je voudrais leur faire comprendre…En fait il y a cette petite voix au fond de moi, qui me dis que je devrais leur entre ouvrir la porte, et il y a l’autre, bien plus forte, plus logique , celle qui ma permis de survivre jusqu’à maintenant, qui me rapelle le gout du sang, l’odeur du sel, la douleur de la trahison…


Comment vraiment suivre le code du Bushido , alors que tout ce qui nous hante, c’est la peur de se faire trahir ? Je n’ai aucun probl ème avec le contrôle de moi même, le courage, le respect, la sincérité, la droiture, la fidélité. Mais pour ce qui est de la bienveillance…


Comment vouloir aider les autres ? ëtre attentif et bienveillant ? C’est très difficile, plutôt, extrèmement ardus . Et de toute façon, si je m’imagine aller parler avec quelqu’un , ne serais-ce pour les « encourager »… It juste looks Weird… Ça ne colle pas. Et de toute façon, a part cette Quentin qui est convaincu que je suis un petit tendre au fond de moi, les autres croiraient que la foudre m’est tombé dessus ou quelque chose dans le genre…Et de toute façon, je suis bien mieux comme ça, seul, avec mes sabres.


Eux ils sont bien entre eux, ils apprennent à danser, à se battre. Ç’est vraiment bien, parce que plus ils se rapprochent entre eux, plus je peux m’en éloigner.


Mais je dois avouer, j’ai réussi avec la petite Fée. C’en était trop. J’ai été stupide quand même, c’est mon erreur…Comment j’ai pu penser qu’elle était un simple animal ? Elle agis exactement comme une humaine. Je me fous de prendre un bain avec une fille, mais elle s’imaginais quoi ? que je lui appartenais ?! Je ne suis pas « le mâle » de personne. Ça, ça me fruste.


Mais ce qui me frustre le plus ce sont mes propres réactions. Comme le matin, ou je replace mon kimono pour qu’elle se sente bien, en réalisant qu’elle n’est plus là. Comment je m’imagine qu’elle est sur mon épaule, pour ensuite me rendre compte qu’elle est avec la petite en ce moment Argh quel con je fais. Mais au moins, maintenant elle est au loin… Il ne reste que Quentin. Je devrais arrêter de l’encourager à vouloir venir me parler. J’hésite, je pense qu’elle me considère comme un enfoiré qui se fout de tout le monde, qui voit la mort d’innocent comme si ce n’était rien, mais en même temps elle croit que j’ai un grand cœur qui n’attend que le moment opportun pour sortir de son œuf. Ah les femmes. Elles sont toutes pareilles, elles croient me connaître en ne sachant rien de moi.

---


Au moins dans ce jardin, ici, je me sens bien. Ça faisait longtemos que je ne m’étais pas simplement assis, les cheveux dans le vents, à observer la beauté de la nature… Même avec ce vieillard à mes côté, je me sentais bien. Assez pour que l’inspiration vienne à moi. Humpf…


« La fleur qui livre son parfum dans le jardin,
Le fait sans y penser

Moi, pourtant, je reste assis, le regard fixe –
Comme ce monde est lugubre… »

...

dimanche 20 juillet 2008

La route se poursuit, en direction de Tashkani.

Le silence…Je croyais qu’il aurait été plus difficile de rester seul sans avoir des gens irritants qui n’ont de cesse de t’énerver jusqu'à ce que tu leur dise quelque chose. Maël marche à coté de moi, mais ne dit rien. Ça me vas comme compromis. Il n’y a que ma singulièrement fatigante fée de compagnie. Ses incursions dans mon coup, mes cheveux, commencent à être de moins en moins énervantes. Il s’agis qu’elle reste en silence (ce qu’elle fait heureusement quand elle dort au moins) pour que je me mette à oublier son petit poids sur moi.

Le premier soir j’ai du me faire brosser les cheveux par la petite Arcadienne. Pffff….Je ne suis même pas capable d’être méchant et de dire non. Quel lâche…Mais si ça lui fait plaisir. Peu importe les insignifiants qui rient de la situation. Au moins mes cheveux sont doux maintenant…Mais oh non, pas de tresses. Jamais. Tant pis si ça lui fait de la peine, j’ai quand même de la dignité.

Oh…Leila chante en plus de jouer du violon. Une femme de talent à ce que je vois, non seulement son violon résonne clair dans la nuit, mais sa voix douce et apaisante est très belle.

Et Quentin qui n’a de cesse de vouloir m’aider. Je n’ai rien demandé Je suis parfaitement content seul dans mon coin. J’ai amplement de compagnie avec moi-même, et j’ai une fée qui me casse les pieds en prime. Je n’ai jamais eu de couverture et j’ai déjà passé des semaines dans des froids intenses, des jours sans manger, je n’ai pas besoin d’aide. Encore moins d’une femme…Si ça se trouve, elle est comme toutes les autres qui ne veulent que profiter de la situation…

Voilà, pas moyen de se trouver un endroit sans eux. Au moins, si je vais au Chêne, il n’y a que Maël et la petite qui s’endors. La louve s’est calmé le moulin à parole et ne m’a jamais rien offert ou demandé. Donc pas de problèmes…Mais voilà que l’autre énergumène viens avoir une conversation avec elle…Ils vont s’entraîner mutuellement, ça va être comique à regarder…Mais come si j’allais prodiguer des conseils à un étranger! Par les démons de l’enfer voilà une demande perturbante. Je ne le connais même pas un minimum, je n’irai pas lui montrer comment se défendre contre moi. Au moins je vais voir comment ils s’y prennent pour se battre.

La conversation fut de courte durée, car l’arbre appartenait à la ville, et inutile de faire des vagues, si on a pas le droit d’y rester, allons à l’auberge. J’ai pris soin de m’asseoir loin des autres…

Oh. François chante…Et bien en plus. Voila une surprise, mais je savais qu’il aimait se donner en spectacle. Il a bien choisi son moment, juste après les deux autres bardes…Et Quentin danse… (Inner Takeo 0_0) Surprenant, elle qui normalement est timide, celle qui m’a presque frappé parce qu’elle pensait que je regardait sous sa jupe, danse comme… enfin… comme une kami de la danse…Très agréable à regarder. Mais les plus belles femmes sont souvent les plus dangereuses… Après ce spectacle, je suis mont. Dans ma chambre. Ma fée voulais que je dorme dans le lit. Je crois bien que ça fait plus de 3 ans que je n’en ai pas utilisé un. Autre celui ou on m’a guéris du poison il y a quelque mois.

Au réveil, je trouvai de l’argent accroché ä ma poignée de porte. Franchement, elle me prend pourquoi? Un enfant? Je n’ai pas besoin d’elle! Elle veut me nourrir, me réchauffer la nuit, et maintenant, me donne de l’argent! Les femmes…Je ne les comprendrai jamais. Je veux simplement rester tranquille…

Bien entendu, je suis allé lui redonner son argent. Maël aussi à fait pareil. Je vois qu’elle n’aime pas dépendre des autres elle aussi. C’est excellent pour un guerrier. Nous sommes ensuite repartis sur le chemin…

Enfin un combat…Le seul et vrai entraînement que quelqu’un peut avoir, quand sa vie est mise en danger…J’ai tué cinq hommes aujourd’hui. Je crois que ni moi ni les autres étaient directement visé, les assaillants étais ceux qui travaillent pour Cirqui, celui qui voulais que je lui amène François. Tant pis, je sais qu’ils n’auraient pas hésiter à nous tuer même sans que nous débutions les hostilités. Voilà pourquoi j’ai chargé. Je ne comprend pas vraiment pourquoi de l’eau s’est mise à léviter en plein combat mais je me suis retrouvé seul avec Maël pour me battre contre plus de la moitié de leur force…Maël s’est bien battue et n’a pas tenter de me tuer. Voilà un point …réjouissant…le mot est peut-être trop positif mais c’est un point dans le bon sens…Je me comprend.

J’ai passé près de mourir… Je préfère rester en vie, mais ça n’aurais pas été grave de laisser crever…Mon seul regret aurait été de ne pas comprendre. Mais…Quentin m’a sauver la vie. Comment c’est possible? Mes blessures, qui étaient profonde et douloureuses, se sont instantanément refermés. Elle m’a fait ingérer une sorte de concoction…Pourtant elle n’a pas du tout l’air d’une sorcière…. Ça je dois l’admettre c’est étrange. Je peux comprendre une femme énervante qui ne veux que venir en aide, j’en ai connu pleins. Mais, ma vie. Elle l’a sauvée.

La seule chose que j’ai pu faire en retour, c’est d’affuter ses armes. Deux dagues, normales, avec de l’acier standard comme on en retrouve partout…pas trop d’impureté au goût, pas trop vieux à l’odeur…J’ai utilisé la pierre que j'utilise quand je donne le premier tranchant à la trempe d’un sabre…J’ai essayé de ne pas faire ça trop longtemps, donc au lieu de me prendre 3 heures, je l’ai fait en 15 minutes. Même si mes gestes n’étais pas aussi lent et précis que je l’aurais souhaité, au moins, le tranchant de cet acier basique va rester bien plus longtemps qu’avec une simple pierre à affuter.

Je crois que je dois me résigner à accepter ses cadeaux. Je ne veux pas l’offenser, je n’ai jamais vraiment voulu…Mais je vois que pour le moment, accepter ce qu’elle m’offre ne fait que m’éviter de l’obstination inutile. De toute façon Flinch est bien dans une couverture. Et c’est vrai que de prendre quelque chose de moins ascétique de temps en temps ça fait du bien…

Décidément, tous ces gens sont étranges…

Abigail est un assassin qui veut tuer François. Jugeant des capacités des deux, le demi elfe à l’avantage. Je ne comprend pas pourquoi il ne la tue pas, ou du moins ne l’affronte pas dans un combat à mort.

Sakurako, elle me peigne et mange mes rations. Nos relations s’arrêtent là. Elle est mignonne la petite, avec sa licorne et ses beaux vêtements. Même si elle n’est pas vraiment à sa place parmi eux. Au moins, maintenant elle mange des rations autre que les miennes.

Maël est de plus en plus calme. Elle à l’air fasciné comme une enfant quand elle regarde le cheval. Et c’est mignon a voir quand elle le flatte…Elle se bat bien, même si elle croit manquer de force…Elle et Biloss ont chacun des « poids » d’entraînement. J’ai hâte de les voir se battre. Disons que ça pourrais être un peu divertissant.

François se la joue chef. Ça ne me dérange aucunement. Il sait ou il s’en va, et sais se battre avec son espèce de magie. Tant mieux, c’est ce qu’il leur faut.

Leila doit être contente, nous marchons tous dans la même direction maintenant. Elle chante en plein combat. J’ai été décontenancé pendant une seconde, mais comme on dirait que ça me donnait de la force…Encore une sorte de magicienne.

Beloss, je ne lui ai pas vraiment parlé. Donc je ne peux me faire une opinion de lui, autre que celle qu’il m’a donné au début, un exubérant. Quoi que lui et François ont l’air de devenir des amis…

Flinch. Franchement, j’attire toujours les animaux étranges. Quand je marchais seul, je me faisait attaquer par des Tigres, des ours et autres animaux féroces. Maintenant, j’attire les dragons intelligents et les Pixie…Elle me plait bien. Extraordinairement énervante avec ses pourquoi, mais sinon ça va. Elle s’imagine quoi, que je vais être gêné de la prendre dans mes mains? Elle à beau avoir le corps d’une femme, c’est une mini-fée. J’aimerais vraiment qu’ellle retourne chez elle, ou qu’elle aie embêter quelqu’un d’autre. Mais aussi stupide que ça puisse paraître, je me sens responsable d’elle…C’est effectivement à cause de mes paroles qu’elle m’a suivie.

Je ne t’oublie pas, dragon/boucle d’oreille…Tout le monde à l’air d’avoir oublié ta présence, mais je t’observe…

samedi 5 juillet 2008

En route

Je dois l’admettre, Sakurako à raison. Si Shingen sait qu’elle et Maël m’ont effectivement rencontré, il pourrais bien les tuer. J’ai quand même un cœur qui bat quelque part en moi…Maël peut bien se défendre, malgré son esprit perturbé et sa façon irritante de parler comme une chute d’eau qui n’arrête jamais de couler. Si elle meurt; c’aura été en se battant ou à cause de sa propre faiblesse. Tant pis. Mais l’autre, elle a l’air aussi faible qu’un petit chêne alors que le Tonnerre annonce l’orage…Ce serait triste de lui infliger un sort qui devrait être miens…Je dois rester avec eux; que moi et Shingen en finissent une bonne fois pour toute avec notre histoire. Si je meurt, au moins ceux qui auront été au final innocent dans ce groupe seront épargnés.

François aussi à raison à sa façon…Tant qu’a aller nulle part, au moins se diriger vers un point défini…Qu’ais-je vraiment de mieux à faire? Je peux tout aussi bien ne jamais me réveiller demain matin, alors autant avoir un but, pour une fois. Un but concret. Maintenant que Quentin est sauvée, je n’ai plus aucune obligation envers eux. Et je prend garde à ne pas dire d’autre stupidités. Je crois qu’elle est la seule qui ai eu une certaine réticence à ce que je vienne avec eux. Sinon ce fait les rend complètement indiffèrent. Tant mieux. La pire des choses qui pourrait m’arriver, c’est qu’on me regarde et qu’on me dise un « oui on t’aime » en cœur…Franchement. Bande d’enfants.

Il y a un nouveau joueur dans ce groupe…Un deuxième fanfaron… Qui n’a même pas un minimum de civilité à l’égard des étranger, qui entre dans la bulle des autres sans aucun respect. Heureusement qu’il s’est attaqué à François, moi je l’aurais très certainement tué. Au moins François lui, malgré sa façon complètement risible de menacer tout le monde sans jamais mettre ses menaces à exécution comme un lâche (il aurait menacé Abigail sans raison) , dégage un minimum de respect en laissant les autres dans leurs propres bulles. Je sens que ce Bilost et Kikuchi ont le sublime point commun de trop parler eux aussi. Il discours beaucoup et démontre une attention toute particulière envers Quentin. Comme si de s’être sauvés mutuellement les avaient rapprochés.

Je n’ai jamais voyagé avec autant de gens, et pour la première fois, depuis des années, quelqu’un me démontre nu minimum d’intérêt…Comique, c’est une espèce de femme modèle réduit avec des ailes. Une fée. Elle dors dans mon cou, sepromène dans mes cheveux et se rince l’œil quand je me lave. Drôle d’animal…

Et en plus encore par ma stupidité elle va me suivre. Bah si ça lui chante.

Et les voilà qui partent. Je vais les suivres de derrière, comme ça, je n’aurai pas à me mêler de leurs conversations et je montrerai clairement qu’il y a une barrière entre nous. Dans ma situation, je ne peux me permettre de laisser les gens m’approcher. Je n’ai rien à leur offrir, je ne suis qu’un pauvre samourai vagabond. Je ne mérite pas leurs attention. Et ils ne méritent pas la mienne.

jeudi 19 juin 2008

Back to Uria

Take-ooooooohohohohoho…
What in the name of Amadeus.
Well…


C’est vraiment incroyable. Grandiose même… À quel point des gens qui se disent soudés en surface, peuvent ne penser qu’à se séparer en profondeur. Non mais franchement, quelles excuses minables… "Ça va avancer plus vite sans tel ou telle personne " ou "je piste mieux sans personnes avec moi "…Bordel la forêt est BOURRÉE de pleins d’odeurs différentes. Ce n’est pas une poignée de gens qui ferait une différence majeure…Et c’est quoi cette idée de « confiance » homme-femme? Je peux croire que Maël n’a aucune confiance en les hommes, car je ressens la même chose envers les femmes, mais ça ne m’empêche pas de « marcher » à leur côté… Franchement, cette Quentin qui est disparue, même si ça ne fait que quelques jours de voyagement avec elle, sans elle, on dirait que ces idiots deviennent des brebis sans berger…Ils se séparent et ne savent plus quoi faire.

Je me demande si leur esprit est à ce point inefficace qu’ils ont déjà oublié l’avertissement d’une mort qui plane sur leur tête, à cause de ces jumeaux? Je ne les blâme pas, j’avais fait le choix de rester en leur présence; donc je suis responsable de l’élévation du niveau de danger dans ma vie. Je n’ ai aucune crainte pour moi, je sais comment me défendre. Mais, Sakurako, Kikuchi? Séparé, qu’est ce qui nous dit que ceux qui me poursuivent moi, ne les prendrait pas pour tenter de m’avoir? Il est vrai, aussi déplaisant soit t’il pour moi, que de rester grouper serait plus intelligent.

Mais qui suis-je pour leur ordonner? Personne. Je vis ma vie au gré des secondes qui s’écoulent… Comme je l’ai toujours fait. Ils apprendrons, ou peut-être, mourront ignorant. Ainsi va la vie.

Je n’en ai que faire d’eux. Si ils partent dans toutes les directions, tant pis. Je croyais avoir trouvé un lien entre moi et tout ces assassins, mais non…Tant pis, je vais chercher ailleurs. Mais avant tout, je dois aller chercher cette Quentin…Encore une erreur, j’ai « hoché » la tête en signe d’approbation quand ils ont parlé d’aller la secourir. Manquer à ce hochement de tête serait manquer de droiture et de respect envers moi, les autres et Quentin. Donc, avec ou sans eux, je vais aller la chercher.

Même si ils décident d’attendre sagement dans le LUXE (non la LUXURE!!!) moi je vais attendre la fille devant la ville. Je vais vérifier chaque carrosse si il le faut. Mais je dois la retrouver, c’est une question de parole et d’honneur. Même si personne n’a retenue ma promesse silencieuse, si personne autour de moi n’est fidèle à lui-même, je me dois de retrouver Quentin.

dimanche 8 juin 2008

Vive la pensée

Merci pour l’idée Maël ☺

Ce que Takeo pense , après 9 jours de voyage:

Abigail : Pas grand chose à dire sur elle. Un tempérament disons…volatile. Je ne lui ai pas vraiment parlé depuis l’histoire de Shingen. Mais elle a complètement gaffée en allant essayer de voler avec Quentin…Franchement, c’est quoi l’excuse, le plaisir de voler le bien d’autrui? Non mais vraiment…Si nous n’étions pas presses, je crois qu’un séjour à croupir en prison n’aurait pas été de trop. Elle est mieux de rester tranquille…

Adèle : Elle est partie…Oh well…

François : Lui non plus, je n’ai pas grand chose à dire sur lui…Il est arrogant, menteur et égocentrique…Mais il tiens à sa sœur, ça c’est indéniable…Je crois que je les préférais l’un comme l’autre, loin des autres et de moi. Les morts inutiles autour de moi ne continuerais pas à s’accumuler. Mais bon. Tant qu’il ne reste pas trop près de moi, ses air de petit garçon bien élevé et son coté baveux et supérieur vont être tranquille. Mais qu’il ne fasse pas son petit discours “je vais vous protéger”…Quel menteur. Il n’y a rien que sa personne et Quentin qui compte pour lui, à moins que les gens aient une mémoire de poisson, c’est lui qui a obligé sa sœur à nous quitter la première fois. Pourquoi il accepte de rester avec nous cette fois? Il à compris que de se servir de plein de gens naïf pourrait peut-être leur sauver la peau, advenant qu’il faille gagner du temps?Je ne lui fait aucune confiance. Surveille tes amis de près? Surveille tes ennemis…d’encore plus près.

Kikuchi : À part sa lacune en intelligence et son désir de narguer tout le monde, il est assez chiant.Chiant mais sympathique. Mais sympathique à l'excès. Il n’a aucun respect pour la bulle de quelqu’un. Il s’autoproclame un ami. Je ne sais pas de quel genre de monde il vient, sûrement que les simplets y ont une grande place, vu la confiance qu’il déploie envers moi après seulement neuf jours de voyage…J’ai peut-être fait l’ultime erreur de lui proposer mon aide pour son arc. Il a peut-être pris cela pour un semblant d’amitié ou je ne sais quoi de stupide dans le même genre, et non comme un simple désir de le voir faire autre chose que d’essayer d’engagner la conversation avec moi. Je vais devoir réparer les pots cassés. Je déteste quand je fais des choses stupides.

Leila : Pas grand chose à dire sur elle, elle aime l’harmonie que pourrait procurer un groupe de joyeux oiseaux ensemble…Mais elle se retrouve avec une troupe de broche-à-foin…Elle est un peu trop innocente. Disons le carrément, un peu comme un enfant. Mais elle a droit à ses illusions; je n’entre tout simplement pas dedans. Comme si des inconnus peuvent fraterniser aussi facilement! Des gens, qui ne se sont jamais connus, jamais vu, qui n’ont absolument rien en commun! Quelle naîveté. Mais…J’espère pour elle qu’elle ne se fasse pas avoir…c’est si facile…Heu non en fait je n’espère rien je m’en fous. Bon. N’empêche qu’elle joue bien de la musique. Le calme et la fraicheur de la nuit, accompagnée d’une mélodie…Enfin bref, elle vit ou a vécu dans un monde bien trop beau pour être plongé dans la réalité, son atterrissage vas être forcé. Les gens qui se soudent vraiment les coudes, c’est une denrée rare…

Maël. Que dire…Ça en prend beaucoup pour me surprendre…Depuis que je les ai rencontré, j’ai été surpris deux fois. La première quand j’ai compris que Cirqui ne voulais pas me tuer, la seconde, quand j’ai vu Mael qui, depuis le début avait un caractère de guerrier farouche avec la mêche courte, mimer un animal comme un enfant. Pendant Presque 3 secondes, j’ai figé…Bon. Je dois avouer que c’est la seule qui s’est vraiment tenue tranquille et qui n’a pas dit de choses trop idiotes depuis qu’on a commencer à voyager. À part le sa manière de m’expliquer son flair…Heureusement que j’ai un minimum d’intelligence, sinon j’aurais pu être offensé par ce qui semblait une insulte…Mais j’ai déjà vu un chien avec son flair, peut-être que les femmes-louve sont pareil. Mais elle reste droite et ne parle pas trop. Même si je ne comprend pas encore pourquoi DIABLE je les suis encore, sa présence est bienvenue…Par contre je ne sais pas ce que l’extraction des deux voleuses va donner.

Sakurako : Bordel est ce que je suis tombé sur la tête? Mais qu'est ce qui a poussé à proposer à cette fille de la prendre dans mes bras? Peut-être l’idée de la voir dans ceux de François. Non il est con mais pas à ce point. Peut-être parce que c’est une petite fille. Peut-être parce que je suis con. Mais après avoir présenté mes bras, je ne pouvais plus reculer, sans avoir l’air de me désister. Ce que je ne peux me permettre. Mais bordel tout le long du trajet, alors que je sentais son poids dans mes bras, je me demandais combine de temps il me faudrait pour la lâcher et que ma main droite se rende sur la garde de mon sabre, advenant…Mais bon. Elle est trop….Comment dire. Pareil sans être pareil. Ok ça suffit. Elle à un caractère de petite princesse, c,est la première fois que je vois ça. J’ai hâte que sa jument cornue revienne et j’espère que ce n’est pas une sniffeuse elle aussi, sinon elle pourrait me charger pour rien. Mais si elle est réellement exposé au danger sans le savoir…C’est triste pour elle. D’autant plus que son premier meurtre remonte à moins de deux semaines…Si c’est effectivement son premier…Mais elle n’a rien fait et j’ai garder une parfaite maîtrise de mon sang froid. Plus jamais je lui propose quelque chose de la sorte par contre. Elle à beau être mignonne, rendre service à une fille, ça attire toujours des ennuis.

Quentin. : Capturée…Non mais voyons donc. Voler un marchand dans un pauvre village. Encore voyons donc. Elle avoisine Leila en terme de naïveté. Sans blague, son frère lui joue la comédie en pleine face et elle croit qu’il a un bon fond pareil? Oui il la protègera. Elle. En ultime priorité. Pas les autres. Mais si c’est sa seule famille c’est normal…Qu’il la protégé, envers et contre tous, pour son bien à elle… Ouin. N’empêche qu’elle n’aurait pas du aller voler, et que je réhitère que si nous ne devions pas partir au plus tôt pour ne pas mettre se village à feu et à sang, je la laisserait croupir en prison quelque temps, avec Abigail. Mais si elle ne ment pas, je la comprend de ne pas vouloir être entourer de pleins de gens.Se faire poursuivre, être constamment sur ses gardes, vivre avec la mort de dizaines de personnes sur la conscience…Ça forge un caractère. Comme les coups de marteau qui fait fusionner les trois acier du sabre pour ne former qu’un tout parfait.

lundi 26 mai 2008

...En route...

Mais quelle bande de tarés dégénérés. D’accord, ça passe encore le fait qu’après une seule journée passée ensemble, ils veulent tous qu’on reste un groupe uni. C’est limite complètement stupide, mais ça passe. Mais pourquoi diable pour aucune raison tout le monde se met à se lancer des sorts ou des dagues, ou encore faire des murs de vents pour stopper une licorne en délire? Il n’y a donc que la jolie petite Arcadienne qui ne veut pas se battre inutilement? Franchement. Et l’autre, Quentin, qui s’imagine que les hommes qui la regarde monter dans un arbre sont des fous pervers… Mais quelle bande de bizarre réuni. Et son frère qui se croit plus grand qui l’est. Avec ses beaux discours sur la qualité de sa propre personne. Mais quelle auto-sufisance…

Au moins Abigail, la 2eme Arcadienne, à un sens de l’humour qui fait du bien. Sinon c’est tellement tendu que personne n’ose parler. Excepté Kikuchi, l’autre bizarre qui vient d’un autre monde. Son attachement pressant est étouffant et étrange. Peut-être que le fait que je sois le seul autre garçon du groupe le fait pencher vers moi. Il manie le sarcasme aussi bien que je manie le sabre. Sa compagnie est distrayante. Mais au bout de 10 minutes c’est assez. Mais il ne remarque pas que je ne l’écoute plus du tout et que je me perd dans mes pensées.

Il y a aussi cette mercenaire. Franchement, elle doit jouer un rôle. C’est sûr. Personne ne peut être aussi arriéré et survivre dans le mercenariat. Elle n’a pas pu me donner 3 pièces d’or pour nettoyer une lame…Ça coûte peut-être 6 ou 7 pièces d’argent pas plus…

Voilà que Quentin nous abandonne en partant avec son taré de frère. Non mais franchement bravo les belles paroles…Ce sont vraiment des adorateurs de beaux discours. Mais quand viens le temps de « rester unis », ce ne sont que des mots vide.

Je n’aime pas ces gens qui parlent pour rien dire ou pire qui tentent de me faire croire le bien fondé de leurs paroles pour ensuite agir contrairement à ce qu’ils prêchaient. Comme disait si bien un homme que j’estime grandement, « celui qui connaît la qualité d’une lame ne joue pas avec elle, celui qui connaît la nature des mots ne joue pas avec eux. »

Shingen ne s’est pas pointé la nuit du rendez-vous. Ni l’autre d’après Ni aucune autre d’ailleurs jusqu’à ce qu’on arrive à la ville où subitement encore tout ces beaux discours de « restons ensemble » disparurent alors que la femme loup parti devant dans la ville. J’avais l’immense désir de tourner les talons et de tous les laisser à leur sort. Mais bon…

Comme l’autre Kikuchi avait besoin d’une arme efficace, et qu’il n’a aucune idée de comment trouver un endroit pour acheter un arc, je me devais de l’accompagner. Mais en chemin…Je sentais que quelque chose n’allait pas. Et effectivement, un noble habillé dans un costume de grande soirée m’attendait. Et voilà, m suis-je dis. Pris au piège. En plus, il ose prononcer mon nom comme s’il me connaissait. N’a t’il aucun sens de l’honneur ce bourgeois poudré? Loin d’avoir la stature ou la démarche d’un guerrier, il me proposa d’aller rencontrer son maître, il aurait un travail à me proposer. Franchement, ça sonnait beaucoup trop comme un guet-apens. J’allais quand même voir avec Kikuchi pour un arc à sa convenance, si je devais me faire tuer au moins allais t’il avoir quelque chose pour se défendre…Mais c’est bien trop cher. Un arc Sharparrow vaut presque autant qu’un sabre forgé par mon maître. Donc il aurait fallu qu’il se défende avec ce qu’il avait. Soit. Il aurait tout aussi bien pu être un des leur.

Je dois avouer que pour la première fois depuis longtemps, j’ai été véritablement surpris. Ils n’étaient même pas la pour me tuer? Mais pour me proposer un vrai travail? Mais bon. Je n’offre ma lame à personne d. Certainement pas à eux, des gens qui engagent simultanément deux ennemis. Peu importe la raison du renvoi de Shingen, si il a travaillé avec eux, qu’ils aillent se faire voir. D’autant plus que même pour de l’argent quel genre de personne honorable irait dénoncer une connaissance de la sorte à ces types? Pur en rajouter encore, certains des officiers de leur groupe m’ont ouvertement combattu à mort. Peut-être que de perdre des laques de la sorte ne les dérangent pas, mais moi ça m’énerve qu’on m’envois des amateurs sans aucune raison valable. Non. C’est catégorique, je ne travaillerai pas pour eux.

Et franchement je n’ai pas du tout envie de rester avec cette bande de personnes pleines de beaux discours sur l’union qui se séparent à la première ville.

Mais ça m’énerve grandement. Ma bonté m’a déjà coûté tellement, mais je ne peux pas me permettre de les abandonner, surtout si Shingen est sur leur trace… Malgré le fait que je ne leur fait aucune confiance, je me dois de leur donner le bénéfice du doute. Sinon ce serait injuste pour eux… Et de toute façon malgré la stupidité immense de certains d’entre eux, ils ont l’air d’avoir un bon fond et sont sympathiques…

mardi 13 mai 2008

Katana + Wakisashi

Voila le sabre de Takeo, il a un nom, Seki. (le wakisashi est pareil mais en plus petit : il s'appelle Maru)
Mei: Mumei Date: Tensho
Nagasa (grandeur de la lame) : 26 1/2 "
Sori (courbe) : 12.0 mm
Largeur au ha-machi (la pointe): 29.8 mm
Largeur au yokote (début de la garde) : 20.5 mm
Épaisseur au mune-machi: 6.0 mm
Construction: Shinogi-zukuri (avec une ligne sur le dos de la lame)
Mune: iori (la pointe est plus longue)
Nakago: Suriage
Kitae: Itame/masame mixed
Hamon (trempe) : gunome
Boshi: Midare-komi





dimanche 11 mai 2008

Fiche

Nom complet: Akaibayashi Fujiwara Takeo
Surnom: Takeo
Date de fête: 18 avril
Signe: Bélier
Âge: 19 ans
Taille+Poids: 5,5 130 lbs
Élément: Light
Alignement: Lawful good/neutre
Race: Humain
Classe: Iaijutsu master
Cheveux: Roux/orange
Yeux: Bleu
Honneur: Dans le tapis
Arme préféré: Katana et wakisashi
Job: Maître-Forgeron de sabre
Boss: Aucun
Couleur préféré: Le bleu. Et l’argent.
Nourriture préféré: Aucune. Le riz et du poisson. (nourriture de paysan simple)
Fleur préféré: Tulipe rouge
Animal préféré: Un chien
Habileté où il est douée: Iaijutsu. Et forge de sabre.
Habileté où il elle est nulle: Le reste.
Passe temps: Observer les nuages.
Meilleures qualités: Brave, dévoué, altruiste et bienveillant.
Pires défauts: Taciturne et parfois insolent.
Personne qu'il aime: Aucune.
Personnes qu'il déteste: Aucune. Complètement indifférent.
Rêves: Aucun.
Talents: Même chose que « habileté ou il a du talent »
Pas de talents: Il est bienveillant et amical. Il ne sais juste pas comment le faire.
Plus grande peur: N’en a pas vraiment…Ne pas comprendre. Mourir sans comprendre. Mais si ça arrive, tant pis.
Ce qu'il aime: Toute les facettes d’une lame.
Ce qu'il déteste: Les gens qui ne pensent qu'à eux. Et ceux qui ne sont pas honorable.
Famille: Aucune.

samedi 10 mai 2008

La rencontre......

Mais dans quel pétrin suis-je allé me mettre les pieds. Récapitule les événements, Takeo.

Hier, alors que je marchais tranquillement sur la route, un jeune blondinet elfique est venu croiser mon chemin. Il était vraisemblablement poursuivis par des gens. Des gens qui m’en voulaient. Je leur ai poliment demandé de se me laisser passer…Pourquoi faut-t’il toujours en venir au combat? Je n’ai tué que celui qui a dégainé; il avait accepté la mort à l’instant ou sa lame est sortie du fourreau. Comme cela faisait au moins quinze combats depuis le dernier nettoyage de ma lame, j’ai du prendre un de mes tissus de soie pour la nettoyer. Chiburi, (l’action d’enlever le sang d’une lame par un coup sec sur la poignée après un long mouvement de rotation,) est utile mais pour enlevé vraiment toutes les impuretés, la soie c’est l’idéale.

Ce qui m’a surpris, c’est que celui qui se sauvait est revenu me voir. Pour me proférer des menaces en plus. Quoi de plus idiot que de demander quelque chose a quelqu’un pour ensuite lui faire savoir que s’il ne répond pas, il mourra. Pour qui je travaille…Personne. Mais il n’a pas à le savoir. Je poursuivis mon chemin, sachant très bien qu’il ne mettrait pas ses menaces à exécution. Tant qu’il ne me suivait pas, peu m’importaient vraiment. J’ai marché toute la nuit pour arriver plus vite à la ville. Je n’avais plus de rations et un bol d’autre chose que des baies et champignons sauvages, ce ne serait pas de refus. Mais arrivé à la ville, j’ai dû me mêler d’un combat qui de prime abord ne me concernait pas. Une jeune fille dans des habits classe, aidé par une guerrière avec des oreilles de loup et une elfe ma fois vraisemblablement perdue se faisait attaqués par des gardes. Pour aucune raison, ces derniers m’ont attaqué. De toute évidence, ils savaient qui j’étais et ils voulaient faire d’une pierre plusieurs coups. Mais la jolie femme louve a le bras solide et sa hache fait des dégâts et la charmante jeune fille aux cheveux roses utilise la « magie ».

C’est alors que je me suis mis dans le pétrin. De un, J’ai ouvert la bouche. Erreur. De deux, quand les gardes sont arrivés et qu’il était clair que ma survie était compromise, je suis parti dans la même direction qu’eux. Puis, à la sortie de la ville, d’autres gens se sont joints à nous.

Premièrement il y a cette femme louve. C’est la première fois que je vois quelqu’un avec des oreilles de la sorte. Et surtout qui fait voler une hache géante autour d’elle. Sûrement une sorte de magie. Une femme qui se bat c'est toujours beau à observer. Elle a l’air de quelqu’un d’impulsif, de facilement irritable. C’est triste parce que la colère est le pire défaut d’un guerrier…En tout cas de ce que je connais. Ce n’est pas sa technique mais le calme de son esprit qui est le signe d’un samouraï mature. Quoi qu’il en soit elle ne connaissait pas la petite Sakurako avant, mais m’a l’air très protectrice. C’est bien qu’elle s’occupe de la petite, ce devait être la première fois qu’elle voyait autant de sang dans sa vie. Outre son franc parlé et son apparent besoin d’exprimer tout haut ce que les gens veulent garder tout bas, cette femme a un caractère intéressant et une élégante façon de se battre.

Ensuite viendrait l’apparemment inoffensive Sakurako. Son regard déboussolé et terrifié en dit long sur son état. Elle ne devrait certainement pas être mêlée à des combats aussi dangereux. Quoique de ce que j’ai pu voir, elle a quand même tué deux personnes avec sa magie. C’est assez grave pour perturber n’importe qui. Au moins à son âge, elle ne se retrouve pas seule, elle a une Licorne qui l’accompagne. Un cheval qui salue les gens, voilà quelque chose de vraiment nouveau et d’intéressant. Quand je regarde dans les yeux de cette petite fille, je revois l’enfant que j’étais moi aussi quand j’ai tué pour la première fois. Et en plus elle croit que je la blâme de ce qui est arrivé. Ça me fait toujours un pincement au cœur quand les gens croient que je les déteste ou que je leur reproche quelque chose inutilement. Mais pour son bien…C’est mieux comme ça.

Quel être étrange que ce Kikuchi. Vraiment c’est un garçon bizarre. Alors qu’il est clairement évident qu’il ne devrait pas retourner dans la ville, il refuse de rester avec « eux ». Ce ne serait pas moi qui l’empêcherais, s’il choisit son destin. Je lui ai dit franchement pourtant, « Si tu retroune là-bas, tu mourras. » Il n’a simplement pas l’air de comprendre ce qui se passe autour de lui. Peut-être a-t-il carrément des problèmes avec sa mémoire. Il devrait rester avec eux, au moins jusqu’à ce qu’il récupère un arc qui lui convient pour qu’il puisse survivre seul, jusqu’à ce qu’il retourne chez lui.

Puis viens la belle elfe blonde. Enfin celle des deux qui est une femme depuis le début. Elle aussi protège la petite humaine aux cheveux roses. Il est bien de voir les liens qui unissent les gens, face à la mort…



Bref, sa frêle stature me porte à croire qu’elle ne doit pas vraiment être une combattante. Peut-être fait elle aussi de la magie. Je n’ai pas vraiment rien remarqué d’autre que son sourire charmant. Je suis sensé la connaître? Je me serais rappelé de ce visage, c’est sûr…
Pourquoi diable est-ce que Shingen l’aurait envoyé, elle, me dire de le retrouver? Soit ses talents de pisteur se sont amenuisé, soit il est devenu stupide. Croire que je tomberais dans le même piège? S’il sait ou je me trouve, pourquoi ne viens-t’il pas me défier, tout simplement? Je serais honoré de finir le travail que j’ai commencé avant qu’il ne se sauve, la dernière fois. Ah. Leila. Voilà son nom. Quelle signification étrange. Il l’a peut-être envoyé elle parce qu’il saurait que je décèlerais une ressemblance entre « Lydia » et « Leila ». Peut-être croit-t’il que je n’ai pas passé l’éponge…Je suis un samouraï, quand même.

Il se trouve qu’il y a une arcadienne dans leur groupe. Abigail. Franche et sympathique, voilà tout ce que je peux dire sur elle. Son cache œil « magique » est surprenant. Elle avait l’air d’accompagner cette elfe qui a une marque de sang sur sa robe. Elle aurait aussi vu Shingen. Elle avait l’air de prendre avec désinvolture le fait que nous venions de nous faire poursuivre par toute la caserne de la ville. Je partage son avis, je crois qu’à part moi elle étais la seule qui ne paniquait pas vraiment à l’idée de nous faire poursuivre…Il y aurait peut-être aussi Maël, la femme louve.

Oh. Une mercenaire nous accompagne. Une mercenaire qui n’a pas l’air très très futée. Disons que la façon avec laquelle elle demande à être payé en dis assez long. Elle est souriante et à l’air d’avoir un bon cœur. Son long Tachi est impressionnant, j’aimerais voir la qualité de cette lame.

Ensuite viendrait Quentin. La deuxième jolie elfe blonde, celle qui se faisait passer pour un garçon quand on l’a rencontrée. Elle avait sûrement ses raisons, comme pour se fondre dans la nature avec son frère jumeau, celui que j’ai dû voir hier dans la forêt. Elle m’a donnée à manger, mon corps commençait à me dire qu’il en avait assez du jeûne. Elle a l’air d’avoir beaucoup de compassion : elle se préoccupe de ce qui va advenir d’eux parce qu’ils étaient en sa présence. Je crois que je l’ai blessée sans le vouloir. Elle parlait du fait qu’elle s’étais fait poursuivre souvent dans sa jeunesse. Par deux fois, elle s’est mise à parler de son passé. Je lui ai dit de le garder pour elle, peut-être de manière trop sèche. Peut-être est-ce que j’espère que si elle parle trop de son passé, personne ne s’en servira contre elle pour la blesser…




Ça serait stupide de ma part de lui accorder ma confiance de la sorte…La vérité c’est que je n’ai pas la moindre confiance envers aucun d’entre eux. Par contre comme il importe de traiter tous et chacun avec respect et compassion, même ses ennemis, je me dois de ne pas trop agir de façon excessivement brusque. Mais comme je n’ai pas eu de conversation avec personne d’autre que moi-même depuis un bon bout de temps, peut-être mes paroles vont elles sonner directes le temps de m’ajuster.

Je ne veux pas blesser les gens inutilement, encore plus si ce ne sont pas des êtres malfaisants ou s’ils ne décident pas de m’affronter en combat…




----------


Il y a un blog plus bas aussi pour ceux qui ne l'ont pas lu et que ça intéresse ;) Vivement la suite!

vendredi 9 mai 2008

Au commencement

La fin d’après-midi étais froide et venteuse. Peu à peu le temps d’automne se détériorait, et une pluie fine accompagnée d’un vent mordant tombait sur la montagne. D’une démarche lente avançait sur un des versants un jeune samouraï. L’eau avait depuis longtemps pénétré le coton épais de son Kimono bleu. Ses sandales de pailles, à l’image du bas de son Hakama gris étaient tachées de boue. Ses yeux d’un bleu clair scrutait le sol devant lui. Il avait parcouru plusieurs kilomètres ainsi, le regard vide, suivant la hauteur des montagnes sans s’arrêter.

Quelques semaines étaient passés depuis qu’elle l’avait trahis. Ses actes le dégoûtait au plus haut point. Il n’avait de cesse de se demander si sa propre survie était si importante, importante au point de semer la mort sur son passage.

La mort tranchante et précise, de sa propre main, avec sa propre lame.

Combien de fois avait-t ‘il eu a se battre pour survivre? Il avait depuis longtemps cessé le compte des innombrables combats. Il avait pris la vie de tant d’hommes et de femmes... Des brigands. Des tueurs. Lui-même avait failli perdre la vie plus d’une fois. Mais sa lame l’avait toujours soutenu. Ensemble, ils avaient toujours survécu.

Si les prétresses ne l ’avaient pas retrouvé, Lydia lui aurait définitivement pris la vie. Il aurait définitivement perdu. Pourquoi ces hommes tentaient toujours de le tuer, ou de le capturer? À chaque fois que des assassins croisaient son chemin, le jeune homme pouvait sentir leur désir profond de le voir mort…Sans savoir pourquoi.

Il avait toujours bien géré la situation. Survivre, devenir meilleur encore. Celui qui ne fait que se raccrocher à la vie, meurt. Celui qui défie la mort, vit. Telle était la première phrase sur le parchemin de son père et il s’était toujours raccroché à cela pour continuer. La mort faisait toujours partie de la vie d’un samouraï.

Mais depuis ce qui s’étais passé avec Lydia…

Il se demandait vraiment pourquoi on éprouvait tant de haine envers lui. Pourquoi on voulait tant le blesser, le tuer. Ne trouverait t’il jamais une place ou il pourrais vivre en paix? Chaque ami, chaque personne qui ferait partie de sa vie ne serait qu’éphémère, que façade cachant un plus sombre dessein? Il savait que, dans sa situation, il ne devait s’attacher à rien ni personne. Ne vivre qu’au présent, en attendant une autre opportunité de prouver qu’il était digne de survivre, qu’il ne partirait pas facilement.

Mais ça avait été si simple…Et si difficile à finir.

D’un simple coup de sabre…d’un terrible coup de sabre.

Il fut vite sorti de sa torpeur par un silence inhabituel dans ces montagnes. Il releva la tête, pour tenter d’évaluer la situation. Entre ses cheveux trempés, il les vit…Et poussa un profond soupir…Ça recommencerait.Toujours. Que ce soit dans le calme des montagnes, dans l’ambiance d’une auberge, au travers de la vie d’une grande ville…
La pensée de se laisser prendre lui vint alors. Les laisser faire ce qu’eux et leurs semblables étaient destinés à faire.

Cette pensée le frappa comme si il s’était lui-même envoyé un marteau de forge en plein visage. Pour la première fois depuis des semaines, il se rendit compte de sa stupidité. La simple idée d’abandonner, après tant d’effort, après tant de mort, le dégoûta tellement, qu’il reprit contrôle sur lui.

Tout ce qui s’était passé avait un but. Il devait arrêter de fuir. Se retourner, faire face. Marcher dans la direction de ceux qui lui en veulent. Et les éliminer.

La pluie tombait encore sur lui, et il sentait que ces péchés étaient lavés par elle. Il regarda le ciel, et compris qu’un second souffle venait d’entrer en lui.

Fini la lâcheté, fini la déception. Aujourd’hui, il se pardonnait ce qu’il avait fait.

Pendant ce temps, quatre ninja venait de se positionner autour de lui. Après une pause, le plus grand des quatre s’avança et dit « Tu as deux choix. Soit tu meurs, soit tu viens avec nous. Choisi. »

Le samouraï, qui regardait le ciel, laissant les gouttes d’eau tomber sur son visage, observa du regard le chef de ces assassins. Il souffla « Tu n’as aucune chance ».

Le ninja cligna des yeux, et s’avança pour relever le défi. Mais avant qu’il puisse dégainer le sabre qu’il tenait au dos, le samouraï s’écria : « Je suis Fujiwara Takeo! Et je vais te voir mourir ici, aujourd’hui. » Le ninja figa, et eut un rictus de plaisir, et répondit « essaie juste pour voir. ».

« Mais pas juste toi. » Takeo se retourna, et observa un deuxième ninja dans les yeux. « Et toi. » Puis un troisième : « Toi aussi ».

Au dernier, le plus jeune, il dit ceci : « Toi tu vivra. Et tu raconteras à tes supérieurs ce que tu as vu aujourd’hui. »

Puis, lentement, son bras droit fit un cercle devant lui, pour que sa main vienne effleurer la corde tressée de la poignée de son katana. Son pied droit avança de quelques centimètres et son centre de gravité s’abaissa. Il regardait droit devant lui, son esprit était clair comme la lame encore sagement enfermée dans le fourreau, attendant son heure.

Les ninja chargèrent en même temps.

Takeo était prêt.